Comment j’écris — et comment l’intelligence artificielle m’aide

Transparence totale sur mon projet, ma méthode et mes outils
Pourquoi j’ai voulu écrire ce roman
Tout a commencé par une conviction simple — et un manque que je ressentais depuis longtemps.
Je voulais raconter l’histoire de France aux jeunes. Pas comme on la raconte à l’école — avec des dates et des batailles qu’on oublie le lendemain. Mais comme une aventure. Quelque chose qu’on ne peut pas poser. Quelque chose qui reste.
L’école ne parle presque plus de notre grande histoire. Les rois de France, les batailles fondatrices, les abbayes, les chevaliers, les valeurs qui ont construit ce pays — tout ça a presque disparu des programmes. Et je voyais des jeunes de plus en plus déracinés, coupés de leur histoire, sans ancrage.
En même temps, je voyais aussi l’inverse — une génération qui cherche ses racines. De plus en plus de baptêmes d’adultes. Un regain de curiosité pour l’histoire, pour la foi, pour ce qui a construit la France. Une jeunesse qui ne veut pas être déracinée — mais qui n’a pas toujours les clés pour retrouver ses racines.
J’ai voulu leur donner ces clés. Pas par un cours d’histoire — par un roman.
J’ai choisi la France de 1115, sous le règne de Louis VI le Gros. Une époque charnière, historiquement documentée, où les valeurs de courage, d’honneur, de foi et de loyauté n’étaient pas des mots abstraits — elles étaient des façons de vivre. J’ai créé un héros fictif qui va côtoyer le vrai roi Louis VI, traverser la vraie France médiévale, et porter les vraies valeurs de cette époque.
Et pour attirer les jeunes lecteurs dans cet univers, j’ai ajouté une couche de magie subtile — des gemmes sacrées, un secret vieux de cinq siècles, une prophétie. Juste assez de fantastique pour donner envie d’entrer. Assez d’histoire vraie pour ne plus vouloir en sortir.
En résumé : J’écris pour que des jeunes de 12 à 16 ans aiment leur histoire, leurs racines, leur pays. Et pour que les valeurs qui ont construit la France — le courage, l’honneur, la foi, la loyauté, la fraternité — continuent de vivre dans l’imaginaire d’une nouvelle génération.
Comment j’ai commencé à écrire
Je ne suis pas écrivain de formation. Je n’ai pas fait de école littéraire. J’avais une histoire à raconter — et j’ai décidé de la raconter.
Les premiers mois ont été les plus difficiles. Comment structurer un roman ? Comment créer des personnages qui tiennent la route sur sept tomes ? Comment être fidèle à la réalité historique de 1115 tout en construisant un univers de fiction cohérent ?
J’ai appris sur le tas. En lisant sur l’écriture. En écrivant. En recommençant. En cherchant des outils qui pourraient m’aider à avancer plus vite sur les aspects techniques — pour passer plus de temps sur ce qui compte vraiment : écrire.
C’est comme ça que j’ai découvert l’intelligence artificielle.
Comment l’intelligence artificielle m’aide
J’utilise principalement Claude, l’IA d’Anthropic, comme partenaire de travail. Voici ce qu’elle fait concrètement.
Pour le blog — Les articles que vous lisez sur ce site sont rédigés en collaboration avec Claude. Je donne les idées, les angles, les exemples tirés de mon expérience réelle. Claude structure et développe. Puis je relis, je corrige, je réécris les passages qui ne me correspondent pas, et j’approuve ce qui est publié. Chaque article passe entièrement par moi avant d’être mis en ligne.
Pour le worldbuilding — Claude m’aide à organiser l’univers de ma saga. Les 12 gemmes et leurs gardiens, la chronologie de 496 à 1115, les fiches personnages, la bible de l’univers — tout ça a été construit en dialogue avec l’IA. Je fournis les idées et toutes les décisions créatives. Claude les organise, les développe, et pointe les incohérences que je n’aurais pas vues seul.
Pour la réflexion créative — Quand je bloque sur une décision narrative, je la soumets à Claude. Pas pour qu’elle décide à ma place — mais pour avoir un interlocuteur qui me pose les bonnes questions. C’est l’équivalent d’un partenaire d’écriture toujours disponible.
Pour la rédaction du roman — C’est peut-être la partie la plus personnelle de notre collaboration. Quand j’écris une scène, je travaille d’abord seul. Mais il m’arrive de sécher — un passage difficile, un dialogue qui ne sonne pas juste, une description qui ne vient pas. Dans ces moments-là, je demande à Claude d’écrire ce que je lui indique. Elle me propose plusieurs versions. Je relis, je choisis, je corrige, je réécris. C’est un échange — elle reformule et réécrit sans jamais changer mes intentions ni ce que je veux raconter. Le résultat final passe toujours par moi. Mes personnages, mes valeurs, mon histoire — ça ne change pas. Mais Claude m’aide à débloquer ce qui était coincé.
Ce que ça change : Claude me permet d’aller plus vite sur les tâches de structuration et d’organisation — pour passer plus de temps sur ce qui compte vraiment : écrire mon roman.
Ce que l’IA ne fait pas
L’IA n’écrit pas mon roman.
Les 55 000 mots de L’Héritage de Thibault — chaque scène, chaque dialogue, chaque description — ont été écrits par moi. Chaque décision narrative est la mienne. Chaque personnage est né de ma tête. Chaque valeur transmise dans l’histoire vient de ce que je veux dire au monde.
L’IA peut générer du texte. Mais elle ne peut pas ressentir ce que je veux que mon lecteur de 12 ans ressente en fermant mon livre. Elle ne peut pas décider que Thibault hésitera avant d’agir parce que c’est ce qui le rend humain. Elle ne peut pas choisir que la foi sera présente dans mon roman parce que c’est une valeur que je veux transmettre.
Ces décisions sont les miennes. Et c’est elles qui font qu’un roman est un roman — pas une collection de mots bien organisés.
Les outils que j’utilise
Claude (Anthropic) — Mon principal partenaire de travail pour le blog, le worldbuilding et la réflexion créative.
Leonardo AI — Pour la génération d’images. Les visuels de mes reels Instagram, les illustrations d’ambiance de l’univers médiéval.
WordPress — Pour le blog, avec le thème Astra et Rank Math pour le SEO.
Brevo — Pour les emails automatiques quand vous téléchargez ma checklist ou ma nouvelle gratuite.
Pourquoi j’en parle ouvertement
Parce que je crois que l’honnêteté est la base d’une relation de confiance avec mes lecteurs.
Parce que l’IA est un outil du présent — pas une tricherie. Un outil. Comme la machine à écrire l’était pour Hemingway, comme le traitement de texte l’était pour la génération précédente.
Et parce que si vous êtes auteur débutant et que vous vous demandez si vous pouvez utiliser ces outils — la réponse est oui. À condition de savoir pourquoi vous écrivez. L’outil est au service de votre vision. Pas l’inverse.
Ma vision à moi, c’est de donner aux jeunes l’amour de l’histoire de France. L’IA m’aide à y arriver. Elle ne le fait pas à ma place.
Des questions sur ma façon de travailler ? Retrouvez-moi sur Instagram ou via la page Contact.
Simon Froger — Le Romancier Débutant — le-romancier-debutant.fr