Comment écrire un roman — les 5 erreurs à éviter quand on débute

Guide complet — Partie 2 sur 2
→ Lire d’abord la partie 1 : Le guide complet en 7 étapes
Écrire un roman, c’est un projet long. Très long. Et sur ce chemin, il y a des erreurs que font presque tous les débutants — des erreurs qui ralentissent, qui découragent, et qui finissent souvent par faire abandonner.
J’ai fait toutes ces erreurs. Sans exception. Certaines m’ont coûté des semaines. D’autres ont failli me faire tout arrêter.
Aujourd’hui je les connais par cœur. Et si je peux t’en faire gagner une seule — une seule erreur évitée, quelques semaines de galère en moins — alors cet article aura servi à quelque chose.
Voici les 5 erreurs à éviter qui font abandonner les romanciers débutants, et comment les éviter.
Erreur 1 — Attendre l’inspiration pour écrire
C’est l’erreur la plus répandue. Et la plus coûteuse en temps.
On se dit qu’on écrira quand on sera inspiré. Quand on aura le temps. Quand les conditions seront parfaites. On attend le bon état d’esprit, le bon silence, la bonne humeur. Et on attend. Et on attend encore.
L’inspiration ne fonctionne pas comme ça. Elle ne vient pas quand on l’attend — elle vient quand on travaille. Quand on ouvre son document et qu’on commence à écrire, même maladroitement, même sans enthousiasme. C’est dans l’écriture que l’inspiration arrive, pas avant.
J’ai passé des semaines à attendre. Résultat : zéro mot écrit. Le jour où j’ai décidé d’écrire quoi qu’il arrive, même 10 minutes par jour, tout a changé.
La solution : Fixe un créneau d’écriture quotidien. Même 10 minutes. Même les jours où tu n’as pas envie. L’habitude se crée en 3 semaines — et après, l’inspiration suit le mouvement.
Erreur 2 — Vouloir que le premier jet soit parfait
Cette erreur-là, elle paralyse complètement. On écrit une phrase, on la relit, on la trouve nulle, on la réécrit, on la trouve encore nulle, on l’efface. Et on n’avance pas.
Le premier jet n’est pas fait pour être parfait. Il est fait pour exister. Sa seule mission, c’est d’être là — sur la page, imparfait, brouillon, parfois franchement mauvais. Peu importe. Il existe, et c’est infiniment mieux qu’un chef-d’œuvre imaginaire qui reste dans ta tête.
J’ai réécrit mon premier chapitre au moins cinq fois avant de comprendre que ce n’était pas la bonne approche. Quand j’ai décidé d’avancer sans regarder en arrière, j’ai écrit plus en un mois qu’en six mois de réécriture permanente.
La solution : Pendant l’écriture du premier jet, interdiction de relire et de corriger. Avance toujours. Même si c’est mauvais. La réécriture, c’est pour après.
Erreur 3 — Ne pas connaître son personnage avant d’écrire
On a une idée d’histoire, on est enthousiaste, on ouvre son document et on commence à écrire. Et au bout de 20 pages, on réalise que son personnage principal est plat, prévisible, sans relief.
C’est ce qui m’est arrivé. Mon héros était trop parfait — courageux, loyal, intelligent, sans faille réelle. Il prenait toujours les bonnes décisions. Les scènes ne créaient aucune tension parce qu’on savait qu’il allait s’en sortir.
Tout a changé le jour où je lui ai donné une vraie faiblesse — une tendance à fuir les situations difficiles plutôt qu’à les affronter. Ses choix sont devenus intéressants parce qu’ils n’étaient plus évidents. Le lecteur se demandait : est-ce qu’il va réussir cette fois ? Est-ce qu’il va surmonter sa peur ?
Un bon personnage, c’est quelqu’un qui doit se battre contre lui-même autant que contre les obstacles extérieurs.
La solution : Avant d’écrire la première ligne, réponds à trois questions sur ton personnage : que veut-il vraiment ? De quoi a-t-il peur de perdre ? Quelle est sa plus grande faiblesse ? Ces trois réponses changent tout.
Erreur 4 — Ignorer la structure
Beaucoup de débutants se lancent sans structure en se disant que l’histoire viendra naturellement. Que l’inspiration guidera. Que les personnages prendront vie d’eux-mêmes.
Parfois ça marche sur les 20 premières pages. Rarement au-delà. On se retrouve avec un début brillant et aucune idée de comment continuer. L’enthousiasme retombe. On tourne en rond. Et on finit par abandonner.
La structure en 3 actes n’est pas une contrainte — c’est une carte. Elle ne te dit pas exactement quoi écrire, elle te montre où tu vas. Et quand tu sais où tu vas, tu n’as plus peur de la page blanche.
La solution : Avant de commencer, identifie tes 3 moments clés : le déclencheur qui lance l’histoire, le moment le plus sombre pour ton personnage, et la résolution finale. C’est ton GPS — tu peux t’en écarter, mais tu sais toujours où tu vas.
→ Tout sur la structure en 3 actes : Étapes 3 et 4 — structurer et écrire tous les jours
Erreur 5 — Abandonner au milieu
C’est l’erreur la plus commune et la plus fatale. Presque tout le monde abandonne. Et presque toujours au même endroit : entre le chapitre 5 et le chapitre 10.
C’est le moment où l’enthousiasme du début est retombé. L’histoire n’est plus une idée excitante — c’est un travail quotidien, parfois ingrat. La fin semble encore très loin. Les doutes s’accumulent. On se demande si l’histoire est vraiment bonne, si on est capable de la mener jusqu’au bout, si ça vaut vraiment la peine de continuer.
Ce moment, les écrivains l’appellent le « mur du milieu ». Tous les auteurs le traversent. Sans exception. La différence entre ceux qui finissent leur roman et ceux qui ne le finissent pas, c’est simple : ceux qui finissent continuent d’écrire même ce jour-là. Même quand c’est difficile. Même quand ils n’ont pas envie. Même quand ils pensent que c’est nul.
Le roman ne se termine pas le jour où tu as l’inspiration. Il se termine le jour où tu décides de ne pas abandonner.
La solution : 200 mots par jour, non négociables. Pas plus comme minimum — mais tous les jours, même les mauvais. En un an, c’est un roman entier.
En résumé — les 5 erreurs à éviter
1. Attendre l’inspiration — écris tous les jours, même sans envie.
2. Vouloir un premier jet parfait — avance toujours, corrige ensuite.
3. Ne pas connaître son personnage — réponds aux 3 questions avant d’écrire.
4. Ignorer la structure — identifie tes 3 moments clés avant de commencer.
5. Abandonner au milieu — 200 mots par jour, quoi qu’il arrive.
Ces erreurs, je les ai toutes faites. Mais je les ai aussi toutes surmontées. Et aujourd’hui mon roman fait près de 55 000 mots.
Tu peux en faire autant. Il suffit de commencer — et de ne pas s’arrêter.
→ Télécharger la checklist gratuite — Les 7 étapes pour écrire ton roman
Lire la suite : Comment écrire un roman — les 5 erreurs à éviter quand on débute→ Relire le guide complet : Comment écrire un roman — les 7 étapes (partie 1)
Je suis en train d’écrire mon premier roman — une saga fantasy historique en 7 tomes, dans la France du XIIe siècle. Si tu veux suivre l’aventure, retrouve-moi sur Instagram.