Pourquoi j’écris un roman— ce que je veux raconter à mes lecteurs

Il y a une question qu’on me pose souvent depuis que j’ai commencé à parler de mon roman.
Pourquoi j’écris un roman? Pourquoi Moyen Âge ? Pourquoi la France ? Pourquoi cette époque ?
La réponse est simple. Et elle n’a pas changé depuis le premier jour.
Je voulais raconter l’histoire de France à des jeunes qui ne la connaissent pas encore. Pas comme on la raconte à l’école — avec des dates, des batailles, des noms qu’on oublie le lendemain de l’examen. Mais comme on raconte une aventure. Quelque chose qu’on ne peut pas poser. Quelque chose qui reste.
Notre histoire mérite d’être racontée autrement
La France médiévale est un monde extraordinaire. Des royaumes, des chevaliers, des abbayes, des secrets enfouis depuis des siècles. Des hommes et des femmes qui ont tout sacrifié pour protéger quelque chose de plus grand qu’eux.
C’était aussi une époque profondément spirituelle. Dieu n’était pas une abstraction — il était au cœur de chaque décision, de chaque engagement, de chaque serment. Les hommes et les femmes de ce temps vivaient avec la conviction que leurs actes avaient un sens qui dépassait leur propre existence. Que le bien et le mal étaient réels. Que chaque choix comptait devant quelque chose de plus grand qu’eux.
C’était aussi une époque où certaines valeurs n’étaient pas des mots — elles étaient des actes. On ne parlait pas du courage, on le vivait. On ne définissait pas l’honneur, on le défendait. La loyauté envers son pays, sa famille, ses amis et sa foi n’était pas une option — c’était une évidence.
Ces valeurs, j’ai voulu les faire revivre. Les rendre accessibles. Les incarner dans des personnages auxquels les jeunes lecteurs peuvent s’identifier.
Ce que je veux que mes lecteurs ressentent
Quand un lecteur ferme mon livre, je veux qu’il ressente huit choses.
Le courage.
Celui de mon héros, qui hérite d’un fardeau qu’il n’a pas choisi et qui décide quand même d’avancer. Parce que c’est ça, le courage — pas l’absence de peur, mais la décision d’agir malgré elle.
L’honneur.
La conviction qu’il y a des choses qui valent la peine d’être défendues. Des secrets à garder. Des promesses à tenir. Une parole donnée qui ne se reprend pas.
La sagesse.
Comprendre que les décisions qu’on prend aujourd’hui ont des conséquences qui dépassent notre propre vie. Que certains choix nous définissent pour toujours.
La loyauté.
Envers son pays. Envers sa famille. Envers ses amis. Dans un monde où tout peut basculer, la loyauté est ce qui tient les hommes ensemble — et ce qui les distingue de ceux qui ont tout trahi.
La fraternité.
Entre les personnages qui s’affrontent et se soutiennent, qui rient ensemble et souffrent ensemble. Parce qu’aucune aventure ne se vit seul — et aucune vie non plus.
La foi.
Au XIIe siècle, la foi n’était pas un détail — elle était le socle. Les hommes agissaient en sachant qu’ils rendaient compte de leurs actes devant Dieu. Cette dimension spirituelle donne à leurs choix un poids que le monde moderne a parfois perdu. Dans mon roman, la foi n’est pas imposée — elle est vécue, questionnée, mise à l’épreuve. Comme elle l’était vraiment à cette époque.
L’amour.
L’amour de ses racines, de ceux qui nous ont précédés et qui ont construit ce que nous sommes. L’amour entre les personnages — fraternel, filial, parfois plus. Un amour qui se prouve dans les actes, pas dans les mots.
La fierté.
La fierté d’appartenir à un pays qui a une histoire aussi riche, aussi profonde, aussi humaine. La fierté d’être le descendant de gens qui ont su, en leur temps, se montrer à la hauteur.
Un fil rouge sur sept tomes
La saga que j’écris se déroule dans la France du XIIe siècle. Mon héros a dix-huit ans quand tout commence. Il en aura trente-six quand tout se termine. Sept tomes. Dix-huit ans de sa vie.
Chaque tome est une quête. Chaque quête a un prix. Et derrière chaque aventure, il y a une question que je pose à mes jeunes lecteurs :
Qu’est-ce que tu es prêt à défendre ? À qui restes-tu loyal quand tout devient difficile ? En quoi crois-tu vraiment ? Qu’est-ce que tu es prêt à transmettre ?
Ce n’est pas un message politique. C’est un message humain. Universel. Intemporel.
C’est pourquoi j’ai choisi la France médiévale plutôt qu’aujourd’hui. Parce que certaines questions ne vieillissent jamais. Parce que la foi, le courage, l’honneur et la loyauté sont des valeurs qui traversent les siècles sans prendre une ride.
Pourquoi j’écris un roman
J’écris parce que je crois que les histoires changent les gens. Pas les discours, pas les leçons — les histoires.
Un enfant de 12 ans qui referme mon livre en se disant « je veux en savoir plus sur cette époque » — c’est une victoire. Un adolescent de 16 ans qui retient le mot honneur, loyauté ou foi parce qu’il l’a vu incarné dans un personnage — c’est une victoire.
Je n’écris pas pour être publié. Je n’écris pas pour être connu.
J’écris pour que la France médiévale existe encore dans l’imaginaire de quelqu’un qui n’était pas encore né quand j’ai commencé ce roman. Pour que des valeurs que le monde moderne tend à oublier continuent de vivre — portées par un héros de fiction, dans un monde qui a vraiment existé.
Je suis en train d’écrire mon premier roman — une saga fantasy historique en 7 tomes, dans la France du XIIe siècle. Si tu veux suivre l’aventure, retrouve-moi sur Instagram.
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